Paludisme : trois dosages pédiatriques de primaquine préqualifiés
L’OMS ajoute trois présentations de Macleods à sa liste. Cette étape concerne la qualité des produits destinés à prévenir certaines rechutes du paludisme.

Trois présentations pédiatriques de primaquine rejoignent la liste des médicaments préqualifiés par l’Organisation mondiale de la santé. L’annonce du 27 octobre concerne des comprimés fabriqués par Macleods, en Inde. Elle élargit l’offre de produits évalués pour la prévention des rechutes du paludisme à Plasmodium vivax et Plasmodium ovale. Cette annonce concerne des produits précis, identifiés dans la liste de préqualification.
Trois présentations identifiées par l’OMS
La notification cite les références MA214, MA215 et MA216, correspondant à des comprimés de 2,5 mg, 5 mg et 7,5 mg de primaquine sous forme de phosphate. Ces chiffres identifient les produits préqualifiés : ils ne constituent pas une prescription pour un enfant.
Le choix d’un médicament et de son utilisation dépend du diagnostic et de l’évaluation clinique. L’annonce ne signifie pas non plus que ces présentations sont immédiatement disponibles dans toutes les pharmacies ou tous les établissements. Entre l’évaluation d’un produit et sa délivrance interviennent encore l’enregistrement national, les commandes et l’approvisionnement.
Une évaluation utile aux achats internationaux
L’OMS décrit la préqualification comme un mécanisme permettant de vérifier des critères de qualité, de sécurité et d’efficacité pour les achats de produits de santé. Selon la catégorie, l’examen peut comprendre le dossier, les essais de contrôle et les inspections des sites de fabrication.
Cette procédure fournit un repère aux agences d’approvisionnement et aux autorités. Elle ne transforme pas l’OMS en autorité nationale de délivrance des autorisations. Son intérêt est de mettre à disposition une évaluation documentée sur laquelle les acteurs peuvent s’appuyer pour organiser des achats de qualité assurée.
La sécurité du traitement reste essentielle
La primaquine nécessite notamment de prendre en compte le déficit en G6PD, associé à un risque d’hémolyse. Les travaux de l’OMS sur les priorités antipaludiques soulignent l’importance de cette contrainte et de l’accès au dépistage. Une nouvelle présentation pharmaceutique ne fait pas disparaître les précautions propres au traitement.
L’accès pédiatrique repose ainsi sur une chaîne complète : disposer de produits adaptés, confirmer l’indication, sécuriser leur utilisation et assurer le suivi. La qualité de fabrication constitue un maillon essentiel, mais elle ne remplace pas les autres. Les difficultés d’approvisionnement ou de diagnostic peuvent encore limiter le bénéfice attendu pour les patients.
Cette inscription représente donc une avancée pour l’offre de médicaments évalués, avec des effets pratiques qui dépendront de leur déploiement. Notre rubrique Médecine suit ces étapes en séparant les décisions de qualité, les recommandations thérapeutiques et la disponibilité réelle des produits dans les systèmes de soins.


