Népal : après la crue glaciaire, l’ONU appelle à financer la reconstruction
Le directeur de l’UNOPS décrit des besoins proches de 4,8 milliards de dollars. Son point du 22 octobre porte sur la catastrophe du 26 août.

La reconstruction au Népal exige un engagement financier durable, a souligné le directeur de l’UNOPS dans un point présenté le 22 octobre. Jorge Moreira da Silva revenait d’une visite auprès de communautés frappées par la crue du 26 août. La nouvelle concerne cet appel et l’état de la réponse, pas une catastrophe qui aurait commencé aujourd’hui.
La reconstruction devra aussi tenir compte de la fonction de chaque ouvrage. Rétablir un pont peut rendre à nouveau accessibles une école, un marché ou un centre de soins. Le nombre d’infrastructures remises en service ne décrit donc pas seul les bénéfices pour les habitants. Le suivi peut associer état des travaux, accessibilité retrouvée et continuité des services essentiels.
Des services essentiels encore difficiles d’accès
Selon le compte rendu d’ONU Info, plus d’une centaine de ponts ont été détruits, ainsi que des écoles et des installations hydroélectriques. Le responsable onusien décrit des trajets devenus considérablement plus longs. Les besoins de relèvement sont évalués à environ 4,8 milliards de dollars, tandis que l’appel d’urgence de 50 millions n’avait recueilli que 24,5 millions au moment du point.
Ces deux enveloppes ne désignent pas la même chose. L’aide immédiate vise à répondre aux besoins urgents ; le relèvement comprend des travaux et des investissements sur une durée plus longue. Comparer directement les contributions à l’appel d’urgence au coût total de reconstruction donnerait un taux de financement trompeur.
Lire les bilans avec leur date
La note de la bibliothèque de la Chambre des communes du 12 octobre reprend un bilan népalais du 5 octobre et décrit les districts de Rasuwa et Nuwakot parmi les territoires très touchés. Les chiffres du point onusien plus récent ont évolué. Ils ne doivent pas être additionnés à ceux de cette note comme s’il s’agissait de deux événements distincts.
Les personnes disparues et les décès confirmés constituent également des catégories différentes. Le rapprochement des listes et les recherches peuvent modifier les décomptes. Une information rigoureuse conserve la source et la date du bilan, sans transformer automatiquement toutes les disparitions en décès ni minimiser l’ampleur des recherches encore nécessaires.
Reconstruire un réseau, pas seulement un ouvrage
L’annonce de mission de l’UNOPS précisait son rôle dans les infrastructures résilientes, les achats et la mise en œuvre. Un pont reconstruit peut rétablir l’accès à une école, à un marché et à une structure de soins. Les priorités demandent donc une analyse du réseau de services, et pas uniquement le classement des ouvrages par taille.
La préparation doit aussi intégrer les risques futurs. Remettre exactement un équipement au même emplacement peut être rapide, mais nécessite de vérifier l’exposition du site. Une décision de déplacement doit, elle, prendre en compte l’accès des habitants et leurs moyens de subsistance. Ces arbitrages appellent des informations techniques et une concertation locale.
Le gouvernement prépare son plan de relèvement avec les partenaires. Les annonces de financement devront ensuite être distinguées des fonds effectivement disponibles et des travaux livrés. Notre rubrique Asie-Pacifique suit ces enjeux. L’image montre l’Annapurna en 2014 : elle ne représente pas le glacier à l’origine de la crue ni une zone sinistrée en 2026.
Illustration : Annapurna, dans l’Himalaya népalais, le 29 décembre 2014. Archive de paysage : ne représente pas le glacier ni la vallée touchés par la crue d’août 2026. Photo : Anna Stavenskaya / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0. Redimensionnement et conversion WebP, sans recadrage. Source de la photographie. Licence ou conditions.
Article original de La Rédaction, publié le 23 octobre 2026. Informations arrêtées aux sources datées citées ; événements susceptibles d’évolution.


