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À Samarcande, l’ONU appelle à financer les engagements pour les enfants

Au sommet du 21 octobre, le président de l’Assemblée générale a demandé de relier les engagements pour l’enfance aux budgets et aux résultats.

Les engagements en faveur des enfants doivent être accompagnés de ressources, de responsables et d’échéances. C’est le message défendu le 21 octobre à Samarcande, en Ouzbékistan, par le président de l’Assemblée générale des Nations unies, Khalilur Rahman, lors du Sommet mondial sur l’investissement dans le bien-être des enfants.

Un engagement pour l’enfance se lit aussi à travers ses bénéficiaires. Une enveloppe peut financer des bâtiments, des équipes ou des services très différents. Pour apprécier sa portée, il faut savoir combien d’enfants sont concernés, pendant quelle durée et selon quels critères d’accès. Ces précisions rendent une promesse vérifiable et permettent de repérer les territoires ou les groupes qui restent insuffisamment couverts.

Relier les services plutôt que multiplier les promesses

Dans son discours publié par l’ONU, il met l’accent sur des systèmes reliant santé, éducation inclusive, protection de l’enfance et protection sociale. Il demande également d’atteindre les enfants les plus éloignés des services et de rendre compte des progrès. Cette intervention exprime des priorités politiques ; elle n’annonce pas une enveloppe financière nouvelle déjà versée.

Le discours associe aussi la transformation numérique à la protection des droits des enfants : accessibilité, supervision humaine et prévention des atteintes à la vie privée. Les possibilités de l’intelligence artificielle sont présentées avec les conditions nécessaires à un usage protecteur, plutôt que comme une solution automatique aux inégalités.

Pourquoi la coordination des services est déterminante

Prenons un exemple pédagogique, sans lien avec un cas individuel observé au sommet. Un enfant peut disposer d’une place à l’école tout en rencontrant un obstacle de transport ou d’accès aux soins. Compter uniquement les places offertes ne renseigne pas entièrement sa possibilité d’apprendre. Une politique doit donc regarder le parcours réel, depuis l’information de la famille jusqu’au service effectivement reçu.

La coordination pose des questions concrètes : à qui une famille s’adresse-t-elle lorsqu’elle rencontre un problème ? Quel service assure le suivi d’une orientation ? Comment éviter qu’une personne soit renvoyée d’un guichet à l’autre ? Ces questions permettent de traduire un objectif général en organisation compréhensible, sans supposer que chaque pays dispose des mêmes moyens.

Un budget annoncé doit pouvoir être suivi

Pour lire les suites d’un sommet, plusieurs étapes méritent d’être distinguées. Une priorité peut être reconnue dans une déclaration, puis inscrite dans un budget, engagée dans un programme et enfin transformée en dépenses et en services. Chacune de ces étapes apporte une information ; aucune ne remplace automatiquement les suivantes.

Un suivi utile précise le public concerné, la période, le responsable et le résultat attendu. Le nombre d’activités organisées ne répond pas à la même question que le nombre d’enfants effectivement accompagnés. De même, une moyenne nationale peut progresser tandis que certaines zones restent mal desservies. La comparaison doit garder ces écarts visibles.

Les indicateurs doivent enfin éviter les doubles comptes. Un enfant qui bénéficie à la fois d’un accompagnement scolaire et d’une consultation représente deux services rendus, mais une seule personne. Selon l’objectif de mesure, les deux comptes peuvent être utiles ; il faut simplement les nommer et les documenter.

Les prochains documents permettront d’examiner comment les orientations de Samarcande seront traduites dans les politiques et les financements. Au moment de la publication, le fait établi est l’appel public formulé le 21 octobre. Notre rubrique Monde suit les initiatives internationales et leurs effets concrets. L’image de Genève est une illustration d’archive de l’ONU, pas une photographie du sommet en Ouzbékistan.

Illustration : Drapeaux devant le Palais des Nations à Genève, le 25 février 2005. Archive ; ne représente pas les réunions de 2026. © Yann Forget / Wikimedia Commons / CC-BY-SA 3.0. Redimensionnement et conversion WebP, sans recadrage. Source de la photographie · Licence ou conditions.

Article original de La Rédaction, publié le 22 octobre 2026. Informations vérifiées dans les sources datées citées ci-dessus ; les événements restent susceptibles d’évolution.

À Samarcande, l’ONU appelle à financer les engagements pour les enfants

Sources

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