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Biodiversité

COP17 : le financement met les négociations sous pression

La conférence entre dans sa seconde semaine à Erevan. Les contributions financières et leur répartition restent au cœur des désaccords.

La COP17 sur la biodiversité a abordé lundi une seconde semaine décisive à Erevan. Les négociations doivent avancer avant la clôture prévue vendredi, mais le financement reste un point de tension. La question est autant celle des montants mobilisés que celle des pays appelés à contribuer et des modalités d’accès aux ressources.

Les ministres attendus sur les dossiers difficiles

Dans son point publié lundi, Mediapart rapporte un blocage sur l’élargissement des contributions destinées aux pays en développement. Le suivi de RSE Data News souligne également l’arrivée attendue de ministres de l’Environnement et des Finances pour traiter les questions les plus délicates.

Le passage au niveau ministériel ne règle pas mécaniquement les désaccords. Il permet de porter certains arbitrages au niveau politique, après le travail technique sur les textes. Les décisions éventuelles devront encore préciser qui finance, à quelles conditions et par quels canaux.

Un objectif mondial fixé pour 2030

La cible 19 du Cadre mondial de la biodiversité vise au moins 200 milliards de dollars par an, toutes sources confondues, d’ici 2030. Elle distingue à l’intérieur de cet ensemble les ressources internationales destinées aux pays en développement, avec un objectif de trente milliards annuels à cette échéance.

Ces montants sont des objectifs de mobilisation, pas une caisse déjà remplie. Les financements publics nationaux, les transferts internationaux et les apports privés constituent des composantes différentes. Un chiffre global peut masquer des difficultés d’accès pour certains acteurs ou territoires, même quand plusieurs sources annoncent une progression.

Les financements innovants également discutés

Le programme de l’Institut de la finance durable annonçait lundi des échanges consacrés aux crédits nature et à leur rôle possible dans le financement de la biodiversité. Ces initiatives s’inscrivent dans un débat plus large sur les garanties environnementales, la mesure des résultats et la participation des communautés.

Faire émerger de nouveaux instruments ne supprime pas les questions posées aux financements classiques. Il faut identifier les actions effectivement soutenues, le coût de leur suivi et les droits des populations concernées. Un outil peut attirer des fonds tout en restant insuffisant pour certains besoins de conservation ou de restauration.

Le calendrier canadien prévoit également une intervention de la ministre Julie Dabrusin au segment de haut niveau mardi 27 octobre, avec un horaire dépendant de l’ordre des déclarations.

Le bilan de la COP17 dépendra donc de la cohérence entre les engagements, les moyens et leur mise en œuvre. Notre décryptage des crédits biodiversité détaille les garanties discutées. Retrouvez le suivi général dans Biodiversité.

COP17 : le financement met les négociations sous pression

Sources

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