Danone : les prix portent la croissance du troisième trimestre
Danone annonce 7,23 milliards d’euros de ventes trimestrielles. La hausse comparable de 4 % repose surtout sur les prix, avec un volume/mix légèrement positif.

Danone conserve sa trajectoire annuelle après un troisième trimestre en progression. Le groupe alimentaire a annoncé mercredi 28 octobre un chiffre d’affaires de 7,233 milliards d’euros, en hausse de 4 % en données comparables. Derrière cette croissance, les prix jouent un rôle nettement plus important que l’évolution combinée des volumes et de la composition des ventes.
Deux moteurs d’ampleur différente
Dans son communiqué trimestriel, Danone distingue un effet prix de 3,6 % et un effet volume/mix de 0,4 %. Ce dernier agrège la variation des quantités et celle de la répartition entre produits. Il ne permet donc pas d’affirmer, isolément, que les quantités vendues ont augmenté exactement de 0,4 %.
Cette décomposition éclaire la nature de la progression. Une entreprise peut accroître ses ventes en valeur parce qu’elle vend davantage, parce qu’elle relève ses prix ou parce que sa clientèle achète une combinaison différente de produits. Ces mécanismes ne décrivent pas la même dynamique commerciale, même lorsqu’ils aboutissent au même taux de croissance global.
Une progression dans les trois grandes régions
Le groupe fait état de hausses comparables de 3,9 % dans la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique, de 4,4 % dans les Amériques et de 3,6 % en Asie-Pacifique. Il cite notamment la nutrition spécialisée parmi les activités porteuses, tout en signalant une saison difficile pour Mizone dans les eaux en Asie-Pacifique.
Ces taux décrivent des ensembles géographiques larges. Ils ne doivent pas être assimilés aux performances de chaque pays ou de chaque marque. Un même groupe peut connaître des trajectoires contrastées entre catégories, et une moyenne régionale ne dit pas à elle seule comment se répartit la croissance entre les marchés.
Les objectifs annuels sont maintenus
Danone confirme une croissance annuelle comparable du chiffre d’affaires comprise entre 3 % et 5 %, ainsi qu’une progression du résultat opérationnel courant plus rapide que celle des ventes. La publication du trimestre confirme donc l’orientation annoncée, sans relever la fourchette de croissance.
Le chiffre d’affaires mesure les ventes, pas le bénéfice. Pour juger de la rentabilité, il faut également considérer les coûts, la marge et les autres postes de résultat. La hausse des prix de vente peut contribuer à soutenir l’activité en valeur ; son effet final dépend aussi de l’évolution des dépenses supportées par le groupe.
La suite de l’exercice permettra de voir si le volume/mix renforce sa contribution et comment les différentes activités terminent l’année. Les résultats annuels donneront une vision plus complète que cette seule photographie commerciale. Retrouvez nos autres publications dans la rubrique Entreprises, avec une attention portée aux indicateurs et à leur périmètre.


