Nairobi : deux survivants dégagés, les recherches continuent
Un homme puis une femme ont été extraits samedi des décombres à Eastleigh. Les secours poursuivent les recherches et vérifient les disparitions.

Deux personnes ont été sorties vivantes samedi des décombres de l’immeuble effondré à Eastleigh, dans l’est de Nairobi. Le sauvetage d’un homme, puis celui d’une femme dans la soirée, relance l’espoir des familles. Les opérations se poursuivent après l’effondrement survenu vendredi 23 octobre dans ce quartier commerçant de la capitale kényane.
Deux évacuations vers l’hôpital
La Croix-Rouge kényane a confirmé le second sauvetage samedi soir, rapporte The Star. La femme dégagée a été transportée au Kenyatta National Hospital. Quelques heures auparavant, un homme avait été extrait après une intervention des équipes de recherche et de leurs partenaires, puis conduit dans le même établissement.
Ces deux opérations constituent les nouveaux faits établis depuis notre précédent point sur le drame. Elles ne suffisent pas à fixer le nombre de personnes qui pourraient encore se trouver sous les gravats. Les listes de travailleurs et les signalements de proches ne couvrent pas nécessairement les mêmes personnes et continuent d’être recoupés.
Les signalements doivent être vérifiés
Dans son point de samedi après-midi repris par The Star, la Croix-Rouge indiquait avoir localisé 66 des 67 ouvriers présents sur le chantier. Ce décompte concernait les travailleurs identifiés par les secours. Il ne permet pas de conclure que tous les commerçants, clients ou passants potentiellement exposés étaient également retrouvés.
Le ministère de l’Intérieur avait signalé vendredi sept personnes disparues. Soustraire directement les deux survivants à ce chiffre donnerait un bilan artificiellement précis : il faudrait d’abord savoir si ces personnes figuraient dans cette liste et si d’autres signalements ont été confirmés ou écartés depuis. Aucun bilan définitif ne peut être tiré de ces seuls nombres.
Une enquête sur les conditions de construction
Le bâtiment était encore en construction, tandis que des commerces occupaient déjà le rez-de-chaussée et le sous-sol, selon les autorités citées par Africanews. La densité des immeubles voisins complique les recherches. Les témoignages sur des fissures observées avant l’effondrement devront être confrontés aux constatations techniques.
L’Engineers Board of Kenya a ouvert des investigations sur les circonstances du sinistre et les éventuelles obligations professionnelles en cause, rapporte The Star. Cette démarche ne préjuge pas de ses conclusions ni de responsabilités individuelles. Pour les familles, l’urgence reste la localisation des personnes recherchées et leur prise en charge.
Notre précédent suivi des secours revient sur les premières informations. Les développements sont classés dans Afrique de l’Est.
Les équipes doivent aussi préserver la sécurité des intervenants dans un environnement instable. Le dégagement des gravats et l’identification des personnes nécessitent des opérations coordonnées, dont le rythme ne peut être déduit des seules images diffusées du chantier.


