Nairobi : les recherches continuent après l’effondrement
Un immeuble en construction s’est écroulé vendredi à Eastleigh. Les secours recherchent encore des personnes tandis que les autorités recoupent les signalements.

Les secours poursuivent leurs recherches à Eastleigh, à Nairobi, après l’effondrement vendredi d’un immeuble en construction. Des commerces occupaient les niveaux inférieurs du bâtiment, ce qui complique l’établissement d’une liste complète des personnes présentes. Samedi matin, les autorités continuaient de recouper les signalements de disparition.
Les ouvriers recensés, des recherches parmi les commerces
Le ministre de l’Intérieur Kipchumba Murkomen a indiqué vendredi soir que les 67 ouvriers identifiés avaient été retrouvés : 66 indemnes et un blessé dans un état stable, rapporte The Star dans son point du 24 octobre. Le même bilan mentionnait sept personnes recherchées. Les équipes devaient notamment vérifier la situation des occupants de onze commerces des niveaux bas.
La mobilisation associe plusieurs services, dont la police, l’armée, les équipes du comté de Nairobi et la Croix-Rouge kényane. L’enjeu immédiat est de repérer d’éventuels survivants sans aggraver l’instabilité des décombres. Le périmètre de recherche ne se limite donc pas au personnel du chantier : des clients, des commerçants ou des passants peuvent relever d’autres listes.
Des signalements à recouper
Kenyans.co.ke rapporte également samedi que la Croix-Rouge a retrouvé 26 personnes auparavant signalées comme manquantes et pris en charge deux blessés. Ces informations proviennent de points successifs et de périmètres différents. Elles ne doivent pas être additionnées aux chiffres du ministère ni utilisées pour soustraire automatiquement des noms de son dernier décompte.
Cette distinction compte pour les proches : une personne signalée introuvable peut être localisée hors du chantier, sans avoir été extraite des gravats. Inversement, l’absence d’un nom dans la liste des ouvriers ne suffit pas à écarter une présence dans un commerce. Seule la consolidation des identités permet de stabiliser le bilan humain.
Les causes restent à établir
La dépêche AFP reprise par Ouragan décrit un bâtiment élevé dont la structure supérieure s’est effondrée sur les niveaux inférieurs. Les images et les premiers témoignages attestent l’ampleur de la destruction, mais ne remplacent pas une expertise technique sur son origine.
Le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, a mis en cause le respect des règles de construction, selon la presse locale. Cette prise de position officielle ne vaut pas une conclusion d’enquête. La solidité de l’ouvrage, les autorisations et les éventuelles responsabilités devront être examinées dans le cadre des investigations.
Le bilan reste provisoire dans ce point établi samedi matin. Pour les habitants, les informations des services de secours sur le périmètre et les recherches priment sur les listes non vérifiées diffusées en ligne. Retrouvez les nouvelles de la région dans Afrique de l’Est et nos repères de vérification de l’information.


