Journée de l’ONU : Guterres défend la coopération internationale
L’Organisation des Nations unies marque ses 81 ans ce samedi. António Guterres appelle les États à renforcer l’action commune face aux crises.

À l’occasion de la Journée des Nations unies, ce 24 octobre, António Guterres plaide pour une coopération internationale plus solide face aux guerres et aux crises. L’organisation marque 81 ans d’existence. Son secrétaire général entend défendre l’utilité de l’action collective alors que les divisions entre États limitent régulièrement la portée des réponses communes.
Un appel qui relie paix, droits et développement
Dans son message publié à la veille de la journée, António Guterres associe la recherche de la paix à la lutte contre la pauvreté et à la défense des droits humains. Il met également en avant les défis climatiques, les inégalités et les transformations technologiques. La démarche consiste à rappeler que ces dossiers traversent les frontières et ne peuvent être traités uniquement par des réponses nationales.
Le discours est un appel politique, pas l’annonce d’un nouveau traité ou d’une opération décidée par les États membres. Il expose les priorités du secrétaire général et cherche à mobiliser les gouvernements comme les citoyens. Sa portée concrète dépend ensuite des décisions prises dans les organes de l’organisation et des moyens que les pays acceptent d’y consacrer.
Pourquoi le 24 octobre ?
La Journée de l’ONU commémore l’entrée en vigueur de la Charte des Nations unies, le 24 octobre 1945. Le texte fondateur avait été ratifié par la majorité de ses signataires, dont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité. La date rappelle ainsi la naissance institutionnelle de l’organisation au sortir de la Seconde Guerre mondiale.
Une commémoration de la Charte ne gomme pas les désaccords entre ses membres. L’ONU est à la fois un cadre de négociation entre gouvernements et un ensemble d’institutions qui interviennent sur le développement, les droits ou les besoins humanitaires. Évaluer son action suppose de distinguer le blocage d’une négociation, le mandat d’une mission et le travail d’une agence sur le terrain.
De la déclaration mondiale aux actions nationales
Le message du coordinateur résident en Moldavie, également publié pour cette journée, illustre la manière dont l’appel mondial est décliné au niveau des pays. Ce relais national est un autre volet du système onusien, moins visible que les grandes séances diplomatiques mais lié à l’accompagnement des politiques publiques et du développement.
Le rendez-vous de samedi pose donc une question de crédibilité autant que de mémoire : comment traduire les engagements collectifs en résultats perceptibles ? Le message de Guterres défend le principe d’une réponse commune, sans annoncer que les obstacles politiques sont levés. Notre rubrique Organisations internationales suit ces décisions, en complément des actualités de Diplomatie.


