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Tanzanie : un diagnostic pour réduire les pertes électriques

Du 12 au 16 octobre à Dodoma, une mission technique a étudié les pertes du réseau électrique. L’objectif est de préparer des actions ciblées, pas d’annoncer des gains déjà obtenus.

La Tanzanie et la Commission africaine de l’énergie, AFREC, ont mené du 12 au 16 octobre 2026 une évaluation technique sur les pertes de distribution d’électricité. Organisée à Dodoma avec l’appui du Danemark, la mission doit alimenter des plans d’action et des investissements ciblés. Le communiqué du 16 octobre décrit une étape de diagnostic. Il ne présente pas un bilan de travaux achevés ni une baisse mesurée des pertes obtenue pendant ces cinq jours.

Des données pour identifier les interventions prioritaires

Selon l’annonce d’AFREC publiée par l’Union africaine, plus de 60 ingénieurs et techniciens ont participé aux consultations et à la collecte d’informations. Les organismes représentés incluent le ministère tanzanien de l’Énergie, TANESCO et le régulateur EWURA. L’objectif est de préciser les difficultés techniques et opérationnelles avant de construire des mesures réalisables et susceptibles d’être financées.

Cette démarche rappelle qu’une centrale supplémentaire et un réseau plus efficace répondent à deux besoins complémentaires. Produire davantage ne garantit pas que toute l’énergie atteigne les usagers dans de bonnes conditions. Il faut aussi comprendre où apparaissent les écarts entre l’électricité injectée, celle distribuée et celle comptabilisée. Un diagnostic détaillé permet d’éviter de choisir une solution identique pour des problèmes de nature différente.

Un programme d’efficacité énergétique déjà engagé

La mission s’inscrit dans l’initiative « Efficiency First » pour la période 2024–2028. L’annonce de lancement du programme africain d’efficacité énergétique, publiée en novembre 2024, fournit le contexte de cette coopération. Il s’agit d’améliorer l’usage des ressources et des infrastructures existantes, en parallèle des autres efforts de développement du secteur électrique.

Une perte de réseau ne doit pas être assimilée automatiquement à une fraude. Il peut exister des pertes physiques dans les équipements, des difficultés de mesure ou d’autres écarts de comptabilisation. Leur répartition doit être établie par les données. Attribuer tout le problème à une seule catégorie d’usagers sans enquête ne permettrait ni un diagnostic fiable ni le choix d’une réponse adaptée.

Un autre repère de lecture concerne les unités. La puissance d’un équipement et l’énergie distribuée pendant une période ne désignent pas la même grandeur. Présenter un pourcentage de pertes sans son dénominateur peut donc prêter à confusion. Le futur bilan gagnera à expliquer les volumes de référence et la manière dont les mesures ont été rapprochées.

Mesurer les progrès sans confondre objectifs et résultats

La communication rapporte l’ambition de TANESCO de réduire les pertes à un niveau inférieur à 10 %. C’est un objectif, pas un taux déjà atteint à l’issue de la mission. Pour suivre les progrès, il faudra connaître la définition de l’indicateur, la période de référence et la méthode de calcul. Une comparaison n’a de sens que si les périmètres de transport et de distribution restent clairement identifiés.

Les usagers pourront aussi regarder la qualité du service, la continuité de l’alimentation et les interventions annoncées. Une amélioration technique ne se traduit pas nécessairement de façon immédiate dans tous les quartiers ou sur les factures. La vue d’archive de Dodoma situe le lieu de travail ; elle ne représente pas une installation inspectée. Retrouvez Afrique, nos sujets Environnement et notre méthode de vérification des données.

Tanzanie : un diagnostic pour réduire les pertes électriques

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