RDC : les dirigeants de la C64 attendus à Rome ce lundi
Les cinq dirigeants de la coalition doivent se réunir pendant deux jours. Ils cherchent à préciser leur position et à défendre un dialogue inclusif.

Les dirigeants de la Coalition Article 64 doivent se retrouver ce lundi 26 octobre à Rome pour une réunion de deux jours consacrée à la situation en République démocratique du Congo. Le rendez-vous doit permettre à cette plateforme d’opposition de préciser ses positions, dans un paysage politique marqué par la guerre à l’est du pays et par les initiatives concurrentes autour du dialogue national.
Une première réunion des cinq dirigeants en présentiel
Selon Actualite.cd, Martin Fayulu, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund, Augustin Matata Ponyo et Moïse Katumbi sont attendus dans la capitale italienne. Il s’agirait de leur première rencontre physique commune depuis le lancement de la coalition en mai.
Le programme annoncé porte sur la situation générale du pays et sur une ligne politique que les organisateurs présentent comme distincte de celle du pouvoir de Kinshasa et de celle du Front pour la refondation de la nation. Cette volonté de troisième voie est une position de la coalition, dont les propositions concrètes doivent ressortir des échanges.
Le dialogue national au centre de la tournée
Le récit de préparation repris par Oeil Taifa décrit une tournée cherchant des appuis diplomatiques européens à un dialogue inclusif. Des échanges avec des représentants de l’Église catholique sont envisagés à Rome, avant d’autres étapes européennes. Chaque rencontre devra être confirmée par les parties concernées.
La réunion interne et les entretiens extérieurs ne jouent pas le même rôle. La première sert à établir une position entre les cinq dirigeants ; les seconds visent à la présenter et à rechercher des soutiens. La présence dans une capitale ne signifie pas automatiquement qu’un gouvernement étranger adopte la ligne de la délégation.
Des résolutions encore attendues
La C64 arrive à un moment de clarification pour l’opposition congolaise. Ses membres doivent articuler leur rejet de l’option militaire avec une proposition de sortie de crise et leurs demandes sur le fonctionnement des institutions. Un accord sur la nécessité de discuter ne suffit pas à fixer le format, les participants ou les garanties d’un futur processus national.
À l’heure de ce point publié en début de journée, les conclusions de Rome ne sont pas connues. Elles permettront d’apprécier si la coalition présente un programme commun plus précis et comment elle entend le défendre. Les annonces de déplacement ne doivent pas être confondues avec une médiation déjà engagée ou un accord conclu avec Kinshasa.
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