UEMOA : les accords d’itinérance annoncés pour ce 23 octobre à Ouagadougou
Après trois jours de concertation, une signature d’accords bilatéraux est programmée. Leur application concrète restera à vérifier.

Une cérémonie de signature d’accords bilatéraux d’itinérance est annoncée pour vendredi 23 octobre à Ouagadougou. Elle prolonge la deuxième session du Comité des régulateurs nationaux du numérique de l’UEMOA, organisée du 20 au 22 octobre. À l’heure de rédaction, les documents consultés présentent un rendez-vous programmé : ils ne prouvent pas encore la signature ni une modification immédiate des tarifs.
Pour un utilisateur, la question concrète sera celle des conditions appliquées par son opérateur : pays couverts, appels, messages, données et date de démarrage. Un accord institutionnel ne doit pas conduire à supposer que tous les usages deviennent gratuits. Avant un voyage, consulter les tarifs et les notifications reste nécessaire. Les modalités commerciales et techniques devront être publiées pour rendre les avantages compréhensibles et vérifiables.
Trois dossiers pour un marché numérique commun
La Commission de l’UEMOA mentionne la régulation des services financiers numériques, la mutualisation des infrastructures et la mise en œuvre du roaming. Le commissaire Paul Koffi Koffi a ouvert les travaux avec les responsables des autorités burkinabè et malienne. L’institution insiste sur la convergence réglementaire au-delà des seules télécommunications traditionnelles.
L’itinérance concerne l’utilisation d’un service mobile sur un réseau différent de celui de son opérateur d’origine. Pour l’usager qui voyage, l’information utile doit préciser les pays, les opérateurs, les services et les conditions concernés. Une annonce régionale ne permet pas de supposer que tous les appels et toutes les données deviennent gratuits.
La signature et l’application sont deux étapes
Dans son communiqué, l’UEMOA souligne elle-même que les effets attendus dépendront de la mise en œuvre. Le quotidien Sidwaya et Orishas Finance décrivent le même calendrier préparatoire. Les prochaines informations à rechercher seront les textes signés, leurs signataires et leurs dates d’effet.
Un accord peut nécessiter des adaptations techniques, un calendrier commercial ou des décisions d’autorités nationales. Ces étapes ne doivent pas être confondues avec un abandon du projet lorsqu’elles sont prévues. Inversement, une signature ne remplace pas la vérification des factures et des conditions effectivement proposées aux voyageurs.
Ce que les utilisateurs doivent pouvoir comprendre
Une présentation claire distinguerait les appels émis, les appels reçus, les messages et les données. Elle indiquerait aussi les éventuels plafonds, les règles d’usage et le recours disponible en cas de désaccord. Sans ces éléments, deux offres portant le même nom peuvent produire des coûts différents selon les usages.
La protection des données et la sécurité numérique figurent également dans le champ élargi des régulateurs. Elles nécessitent des responsabilités identifiables : savoir qui traite une réclamation ou un incident compte autant que la disponibilité d’une connexion. La cohérence des règles doit donc se traduire dans les démarches concrètes du public.
Avant un déplacement, il reste prudent de consulter les conditions actualisées de son opérateur. Cet article ne remplace pas une grille tarifaire. Notre suivi Afrique de l’Ouest distinguera l’annonce, la signature et l’entrée en application. La photographie de composants informatiques est une illustration d’archive, sans lien avec les équipements des délégations.
Illustration : Composants d’un ordinateur, photographie d’illustration publiée le 23 février 2016. Martin Vorel / LibreShot — CC0. Ne représente pas les travaux du CRNN. Redimensionnement WebP sans recadrage. Source de la photographie · Licence.
Article original de La Rédaction, publié le 23 octobre 2026. Informations arrêtées aux sources datées citées ; événements susceptibles d’évolution.


