Québec : les élus du Parti québécois ont prêté serment le 15 octobre
Les 59 élus du Parti québécois ont prêté serment le 15 octobre. Cette étape parlementaire précède la présentation annoncée du gouvernement.

Les 59 élus du Parti québécois ont prêté serment le 15 octobre 2026 à l’Assemblée nationale du Québec. Cette cérémonie marque leur entrée dans l’exercice de leur mandat parlementaire après le scrutin. Elle ne doit pas être confondue avec la présentation du Conseil des ministres, annoncée pour le 21 octobre dans le calendrier communiqué durant la semaine.
Une cérémonie au Salon rouge
Le compte rendu de Cogeco Media du 15 octobre confirme la prestation de serment des élus, dont leur chef Paul St-Pierre Plamondon, au Salon rouge. Il les situe dans la 44e législature. La cérémonie ouvre une séquence institutionnelle où les différentes formations complètent leurs formalités avant les travaux parlementaires.
Le calendrier rapporté par TVA Nouvelles et l’Agence QMI prévoyait ensuite l’assermentation des élus libéraux le 19 octobre, de Québec solidaire le 20 et des conservateurs le 22. Ces dates étaient des rendez-vous annoncés au moment de cette publication, pas des événements déjà accomplis dans la semaine du 12 au 18 octobre.
Quel engagement les députés prennent-ils ?
L’Assemblée nationale explique que les personnes élues doivent être assermentées pour pouvoir siéger. Le serment porte sur la loyauté envers le peuple québécois et l’exercice des fonctions avec honnêteté et justice. L’obligation d’un serment supplémentaire d’allégeance au souverain a été supprimée en décembre 2022.
L’institution distingue trois dimensions du mandat : participer à l’élaboration des lois, contrôler l’action gouvernementale et servir d’intermédiaire entre les citoyens et l’administration. Ces fonctions concernent les députés au-delà de leur éventuelle appartenance au gouvernement. Être élu ne signifie donc pas automatiquement devenir ministre.
Le travail d’intermédiaire peut notamment porter sur l’accès à un programme public ou une difficulté avec un organisme administratif. Le bureau de circonscription et la salle des débats remplissent ainsi des fonctions complémentaires dans la représentation des citoyens.
Du symbole public au travail de circonscription
La radio CJSO confirme l’assermentation de Jocelyn Desjardins, député de Richelieu. Son compte rendu associe cette prise de fonction à un dossier très local : les difficultés de traversée entre Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola. Cet exemple illustre la coexistence de la séquence solennelle et des demandes concrètes adressées aux représentants.
Pour suivre la nouvelle législature, le lecteur peut ainsi séparer trois calendriers : l’installation des élus, la constitution de l’exécutif et l’examen des textes. Une cérémonie ne vaut ni adoption d’une loi ni mise en œuvre d’un programme. Les décisions devront être suivies dans les projets déposés, les débats, les votes et les annonces administratives correspondantes.
Cette distinction aide aussi à évaluer les engagements politiques dans la durée. Une promesse peut nécessiter un texte législatif, une décision budgétaire ou une mesure de gestion. Le chemin n’est pas identique dans chaque cas. Identifier l’instrument annoncé permet de savoir quelle prochaine étape chercher et quels documents consulter pour vérifier son avancement.
L’assermentation du 15 octobre constitue donc un jalon institutionnel précis. Elle ouvre l’exercice du mandat sans permettre de préjuger des résultats futurs. La photo d’archive représente l’hôtel du Parlement en 2009, et non la cérémonie de 2026. Notre rubrique Politique internationale suit également les institutions et les décisions publiques.

